Mariages

samedi 26 décembre 2009
par  EPUdfBAYBIA

Pourquoi se marier ?

« L’Eglise réformée de France ne marie pas… »

Pour les Eglises protestantes, le mariage n’est pas un sacrement. Ce qui signifie qu’il ne rend pas, en soi, témoignage à Jésus-Christ. On se mariait avant Jésus-Christ et on se marie toujours depuis, dans tous les pays du monde.

Le mariage n’est pas un sacrement parce qu’il n’est pas un acte de Dieu, mais l’engagement d’une femme et d’un homme. Engagement certes engendré par l’amour, qui est don de Dieu, mais engagement prononcé, contracté et assumé par une femme et par un homme, selon les prescriptions de la loi.

Par conséquent, l’Eglise réformée reconnait l’entière validité du mariage civil, l’entière validité du libre engagement prononcé par les époux devant la société. Elle le reconnait d’autant plus qu’elle enseigne que, pour un chrétien, tout engagement prononcé, de tout ordre, est prononcé devant Dieu, quel que soit le lieu où il est prononcé.

Il n’est donc aucunement nécessaire de « passer au temple » pour se marier - ni même à la mairie, d’ailleurs, pour promettre la fidélité ! Car l’Eglise n’est pas plus garante de l’authenticité de nos engagements qu’elle n’est médiatrice de notre relation à Dieu - autrement dit, de notre foi.

Mais alors, à quoi sert la cérémonie religieuse, s’il y a cérémonie religieuse ?

"Elle est de l’ordre du témoignage", répond l’Eglise réformée. Ce qui signifie qu’elle est librement demandée par les fiancés ou les époux, pour e double témoignage de leur foi :

- Le témoignage de leur réconnaissance envers Dieu pour l’amour qui les unit pour une construction commune, fondée sur la fidélité : "le don de Dieu qui précède..."
- Le témoignage de leur libre engagement à ouvrir leur foyer, avec l’Eglise, à l’annonce de l’Evangile, et en premier lieu leurs enants : "le don de Dieu qui appelle...".

En tout cela, la fidélité possible, entre époux comme envers Dieu, se reçoit de Dieu lui-même par Jésus-Christ. C’est pourquoi le couple témoigne sa volonté « de vivre son amour devant Dieu », afin de recevoir de sa Parole la force de demeurer fidèles.

La bénédiction de Dieu est alors prononcée, sur la foi des époux, et non sur l’acte civil du mariage lui-même. C’est pourquoi l’Eglise réformée ne célèbre pas le « mariage », mais la « bénédiction des époux à l’occasion de leur mariage ».

De là, il va de soi que la cérémonie religieuse n’a de raison d’être que si elle est demandée par des fiancés, ou des époux, au nom de leur foi en Jésus-Christ. Sans quoi cette cérémonie n’aurait, tout simplement, aucun sens, puisqu’elle n’a aucun autre sens que le témoignage de la foi, et surtout pas, notamment, celui de valider l’acte civil.

C’est pourquoi le principe d’une bénédiction des époux ne va pas de soi : il pourra être estimé opportun, au terme d’un ou plusieurs entretiens, de différer cette célébration après le temps de maturation spirituelle qui pourra s’avérer nécessaire à l’authenticité du témoignage qu’elle doit constituer.

Pour préparer un mariage :

Prendre contact avec le pasteur Christian Apel : 05.59.52.91.90 ou 08.73.66.30.33

Aucune date de célébration ne peut être arrêtée avant que le premier entretien ait eu lieu.

Le temps minimal de préparation (lorsque les fiancés, ou l’un d’entre eux, sont membres de l’Eglise) est de six mois.

Et les cérémonies dites « œcuméniques » ?

En réalité, elles n’existent pas. Pour l’Eglise romaine, le mariage est un sacrement, c’est-à-dire que l’acte de l’Eglise est nécessaire à la validation du mariage. Cette divergence avec le protestantisme, pour lequel le mariage est l’œuvre exclusive des époux, est irréductible. La concélébration – co-bénédiction - est, de fait, impossible, ou factice.

Mais ce qui importe n’est pas la cérémonie, mais la vie en Christ du foyer ! Et un foyer ne peut pas se couper en deux spirituellement. Quarante ans d’œcuménisme nous ont appris qu’une famille ne peut pas vivre deux Eglises à la fois, lorsque les systèmes sont – et demeurent – à ce point distincts qu’entre les Eglises protestantes et l’Eglise romaine.

Ainsi est-il préférable de vivre la cérémonie qui correspond à l’Eglise choisie par les époux pour vivre leur foi commune, c’est-à-dire, principalement, pour transmettre l’Evangile à leurs enfants. Il est important que ce choix soit concerté avant le mariage, lors de sa préparation spirituelle. Ce choix, nécessaire, est de la responsabilité des fiancés. Quel qu’il soit, il préserve l’essentiel, c’est-à-dire la relation à Jésus-Christ, que ne préserve pas l’ambiguïté d’un œcuménisme de circonstance.

Et si un des fiancés est divorcé ?

Il arrive régulièrement que des couples s’adressent à l’Eglise réformée parce que, l’un d’entre eux ou tous deux étant divorcés, l’Eglise catholique leur refuse la célébration, conformément à sa conception sacramentelle du mariage (Le mariage étant œuvre de Dieu, il ne peut être rompu). A ces personnes, qui veulent avant tout se marier, nous répondons premièrement que l’Eglise n’est pas nécessaire pour se marier, et qu’il n’est nullement besoin, par conséquent, d’une « cérémonie de secours », dans telle ou telle « église annexe ». L’Eglise réformée reconnait l’entière validité du mariage civil, quel que soit la situation antérieure des époux - qu’elle n’a nullement à apprécier, au demeurant. Une éventuelle célébration dans l’Eglise réformée ne sera donc en aucun cas le palliatif à quelque impossibilité que ce soit mais, encore une fois, la seule célébration du témoignage de foi des époux (ainsi qu’il est décrit plus haut), en dehors de toute autre considération.

Le seul obstacle à la célébration, dans ce cas, serait qu’un divorce antérieur fasse l’objet de procédures toujours en cours. La bénédiction de Dieu ne peut être prononcée sur une situation grevée d’un conflit en cours. Elle exige l’effort de réconciliation.

Demandes de cérémonies par un couple demeurant hors Pyrénées-Atlantiques

La préparation spirituelle sera accomplie, dans la mesure du possible, en compagnie du pasteur de l’Eglise du lieu de résidence des fiancés. Dès lors, et en toute cohérence, la cérémonie elle-même sera célébrée par ce même pasteur ou par délégation par le pasteur de la Côte Basque. Les temples de Bayonne ou de Biarritz seront mis à disposition dans la mesure de leur disponibilité.



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