Lettre de nouvelles mars 2010

jeudi 25 février 2010
par  EPUdfBAYBIA

Ta faveur est pour la vie, je te loue à jamais

(Ps 30)

Word - 117.5 ko
Journal mars 2010

Nombreuses sont les situations où nous prenons conscience de la fragilité de notre condition humaine : quand nous perdons un proche, quand nous devons assister, impuissants, à la souffrance d’un autre ou à des séparations douloureuses. Cependant, de telles expériences ne nous arrachent pas toujours à notre propre bonheur. Mais quand nous sommes nous-mêmes touchés par un échec qui nous remet en question, par des oppositions apparemment insurmontables, par une maladie qui nous enlève des possibilités de vie, par des ruptures d’affection qui nous révèlent nos limites, par une tristesse qui nous enlève la joie de vivre, nous pouvons être, parfois à juste titre, scandalisés et dépassés : nous pouvons avoir l’impression de descendre dans une fosse où la vie n’a plus de sens. C’est pour avoir traversé une telle situation de désespoir que le psalmiste rend grâce dès les premiers versets. Lui, qui s’était dit « rien ne m’ébranlera », a dû se rendre compte combien son bonheur était fragile dès que Dieu semblait absent, dès qu’il « cachait sa face ». Mais dans son malheur, qu’il voit comme lié à l’expérience d’une absence ou même d’un abandon de Dieu, il ne cesse pas de l’appeler, de lui demander de venir à son aide. Il ose l’interroger : « Que gagnes-tu à ma mort ? » Il s’agit là d’une révolte semblable à celle de Job (Job 10,8) devant l’incompréhensibilité d’un Dieu créateur qui semble permettre la souffrance et la mort de sa créature. Pourtant dans sa révolte, il sait une chose : Dieu, qui par son oui à notre existence nous a librement créés et soutient notre être, attend ardemment notre réponse et prend plaisir à notre louange. Il l’interroge alors : « Te loue-t-elle, la poussière ? » C’est un thème qu’on peut retrouver ailleurs : l’homme éprouvé rappelle à Dieu que les morts ne le louent plus. (Psaume 6,6 ; 88,11-13 ; Is 38,18) En faisant l’expérience que Dieu répond à son appel, le psalmiste retrouve la confiance que Dieu veut pour nous une plénitude de vie, et que cette vie sera sa louange. Les psaumes qualifient souvent Dieu de « lent à la colère et plein d’amour » ; ici, sans rien enlever au sérieux du sentiment de l’abandon de Dieu, le psalmiste dit que, même si Dieu peut nous sembler parfois absent, « sa colère est d’un instant, sa faveur pour la vie ». Nous dirions peut-être moins joliment, mais de façon plus claire : le sentiment de son absence passe, sa présence est pour toujours. Ainsi guéri, ranimé et relevé par le secours de Dieu, le psalmiste se retrouve en train de danser avec allégresse et découvre qu’il a raison de chanter Dieu « sans plus se taire », de louer Dieu « à jamais ». Et, comme chrétiens, nous pourrions ajouter que, par la communion à la résurrection du Christ, cette louange continue même au-delà de la mort. Christian Apel



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